Partage des connaissances

.

Systèmes de suivi

.

Partenaires

.






Les acteurs de la formation

Les enseignants et les formateurs ont le rôle fondamental de former les jeunes générations en fonction des besoins actuels et futurs en capacités humaines. Les principaux acteurs dans ce domaine sont les institutions du secteur public: les universités et les écoles forestières et environnementales, nationales ou à vocation régionale (Tableau 7.2). Les universités disposent généralement de départements dédiés aux sciences forestières ou agroforestières. La seule institution réellement régionale est l'Ecole régionale postuniversitaire en aménagement intégré des forêts tropicales (ERAIFT), basée à Kinshasa (RDC) qui forme des étudiants de niveau supérieur dans les domaines de l'environnement et de la gestion des ressources naturelles. D'autres, comme l'Ecole de faune de Garoua ou le CRESA Forêt-Bois au Cameroun (Centre régional d'enseignement spécialisé en agriculture - Forêt-Bois), sont gérées nationalement, bien qu'elles accueillent et forment des étudiants d'autres pays.

Plusieurs de ces institutions se sont regroupées il y a quelques années en un réseau régional, le RIFFEAC, qui permet de faciliter les échanges et la coopération interinstitutionnelle. Certaines d'entre elles sont directement appuyées par des projets fi nancés par des bailleurs de fonds internationaux (projet d'appui à l'ENEF-Cap Estérias et à l'ERAIFT, fi nancé par l'Union européenne).

Des formations techniques et pratiques sont aussi mises en place par d'autres opérateurs du secteur privé ou de la société civile. Le programme ECOFAC, également fi nancé par l'UE, a mis en place au Cameroun un centre de formation pour les gestionnaires des aires protégées. Ce centre a une vocation régionale. Des ONG telles que le WCS forment et participent à la formation de techniciens et de personnels de terrain (prospecteurs botanistes, gardes d'aires protégées,... par exemple). Quant aux ONG nationales, elles participent plutôt à des programmes d'éducation environnementale ou de formation dans le domaine du développement rural plus que dans le secteur forestier en tant que tel.

Les sociétés privées, si elles peuvent être intéressées par la recherche, n'ont généralement pas ou peu investi dans la région. La recherche forestière est par contre fi nancée voire conduite directement par des ONG telles que WCS, ONG américaine spécialisée dans la recherche scientifi que en appui à la conservation de la biodiversité.

Tableau 7 2. Formation dans le domaine forestier en Afrique centrale.